Suivi qualitatif

La qualité des eaux brutes souterraines de la nappe de Dijon Sud est jugée médiocre, notamment à cause des contaminations par les pesticides, pollutions urbaines et solvants chlorés.

Pollutions historiques et actuelles

La nappe de Dijon Sud, au vu de sa configuration démographique, n’est pas sujette au même type de pression polluante au Nord et au Sud de la nappe.

Les polluants les plus fréquemment retrouvés sont les pesticides et les hydrocarbures dont les HAP (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques), BTEX (Benzène, Toluène, Ethène, Xylène) et COHV (Composés Organo Halogénés Volatils).

On note que les polluants affectent différemment les trois compartiments de l’aquifère. La nappe unique est exempte de polluants déclassant, y compris en terme de pesticides. Ces pesticides constituent la principale cause de dégradation de la nappe profonde. En revanche, la nappe superficielle est en plus touchée par les HAP, BTEX, et COHV apportés par les activités qu’elle supporte.

Conséquences sur l’Alimentation en Eau Potable (AEP)

Au vu des problématiques exposées sur la qualité des eaux brutes, les collectivités compétentes en AEP ont recours à des usines de traitement des eaux brutes sur l’ensemble des champs captant prélevant dans la nappe de Dijon Sud.

Le recours systématique au traitement des pesticides, assorti sur certains captages de traitements propres aux COV ou aux nitrates, illustrent bien la situation dégradée de la ressource.

Il s’agit de moyens curatifs onéreux qui répondent aujourd’hui à une urgence sanitaire, sans inciter à la prévention. Le contrat via son programme d’action propose des solutions alternatives préventives afin de reconquérir à moyen et long terme la qualité de l’eau de la nappe.

Campagne de qualité – EDL 2018

La pollution par les pesticides persiste !

La pollution par les pesticides demeure très importante.

39 différentes substances actives issues de produits phytosanitaires, dont la concentration est supérieure ou égale à 0,1 µg/L (norme de qualité pour l’AEP), sont retrouvées dans la nappe.

En période de hautes eaux, on retrouve plus de molécules de pesticides dans la nappe profonde que dans la nappe superficielle. Cette affirmation est moins nette en période de basses eaux.

De l’amont vers l’aval, dans la nappe profonde le nombre de pesticide (dont la concentration est supérieure ou égale à 0,1 µg/L) diminue tandis que dans la nappe superficielle ce nombre est plus stable.

Le plus remarquable est la présence de substances interdites depuis plus de 20 ans.

Parmi ces 39 substances, 14 sont encore autorisées.

Les molécules de pesticides retrouvées dans la nappe et le cours d’eau (Cent Fonts) sont majoritairement issues de produits pour traiter les champignons et les « nuisibles » d’origine végétale, en particulier des herbicides.

Le nombre et type de pesticides retrouvés par ouvrage de prélèvement dans la nappe superficielle et profonde durant les basses eaux dont les concentrations sont supérieures à 0.1 µg/L

Le nombre et type de pesticides retrouvés par ouvrage de prélèvement dans la nappe superficielle et profonde durant les hautes eaux dont les concentrations sont supérieures à 0.1 µg/L

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